Retour aux sources 2

Publié par thamos le 07 novembre 2017 à 20:41

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Voici le deuxième volet de ma rencontre avec Zaïde, en mars 2015, après plus de quatre mois d'échanges et d'attente d'une opportunité dans son emploi du temps. J'étais en déplacement, à deux heures de la salle où elle donnait un concert. 
Ce samedi soir là, nous nous voyions pour la première fois. Simple prise de contact pour tester le feeling dans le monde réel. 
Tout ceci est raconté à travers ma correspondance avec mon amie Galaxy.

Re bonjour Galaxy, 
  
A l'heure qu'il est, je vous imagine très occupée dans les bras de votre amant. Ça doit être pour cela qu'il fait si beau aujourd'hui. 

Je profite d'un peu de temps après le repas pour commencer à vous écrire. Je terminerais probablement ce soir. 

Zaïde m'avait écrit qu'elle ne ressemblait pas aux photos des magasines. Ca tombait bien parce que moi non plus. Nous étions donc entre personnes de vraie vie, en trois dimmension, avec une beauté originale, pas retouchée ni gavée d'OGM . 
La découverte de sa photo, que je lui avait pas demandée, m'avait troublé. C'était une situation nouvelle pour moi. Mais découvrir une femme au travers d'une image, ça se faisait couremment dans les temps jadis. Cette situation est présente dans un opéra de Mozart. Son visage, surtout son regard, me laissaient une impression de calme et de douceur, même si, bien sûr, on ne peut jamais savoir ce qui se cache derrière. (Maintenant, plus de deux ans après, je confirme. Petit aparté...) 
  
J'ai pensé à notre prochaine rencontre tout au long de la semaine. 

 Samedi est enfin arrivé. 

Sur la route, je n'ai quasiment pensé qu'à ça. Je me suis imaginé qu'on se trouvait face à face, par hasard, instantanément. Donc avant le concert. Évidemment je me suis imaginé d'autres scénarios, mais celui-là était un de ceux qui me plaisaient le plus. 
  
C'est exactement ce qui s'est produit. J'étais debout dans la salle. Le public entrait progressivement. Je tournais le dos à une porte (celle des toilettes en réalité... désolé de casser l'ambiance Disney). J'ai entendu une voix juste derrière moi qui m'appelait doucement. C'était elle. Premier contact physique par le son, pas mal. 
Nous avons pu échanger quelques mots, j'ai trouvé sa voix très agréable et en totale adéquation avec l'impression que m'avait fait son visage. Et pourtant, je ne lui aurais jamais imaginé une voix comme celle-là. 
  
J'ai découvert aussi sa silhouette. Elle m'avait écrit qu'elle trouvait son visage pas terrible (ça c'était la conséquence d'un tête à tête pas cool peu de temps avant), mais que le reste était plutôt pas mal. Je lui avais écrit que le fantasme que je me représentais le plus visuellement en pensant à nous deux, c'était de la serrer dans mes bras et l'embrasser dans le cou. La voir a amplifié ce désir. Surtout avec sa rode de concert en velour noir, plutôt moulante. 

Évidemment, il n'y a pas que ce désir, ça va de soi, surtout depuis samedi, mais c'est encore la situation que je visualise le mieux. 

Pendant le concert, je l'ai regardée souvent, mais pas tout le temps, et en évitant de chercher son regard, pour éviter de détourner son attention, et par soucis de discrétion. J'étais quand même là dans son domaine. Je la voyais concentrée, sourire par moment, parler aux autres musiciens. 

Avoir entendu sa voix avant, avec cette impression de douceur (pas seulement le timbre, mais aussi le rythme des paroles et les intonations), et avoir cette même impression en la regardant de loin, sur la scène, tout cela a rendu le moment magique. Je n'ai pas vu le temps passer, et j'avoue que je n'ai pas été très concentré sur la musique. 

Après, quand elle m'a rejoint, le trouble a monté d'un très gros cran, surtout dans la rue, quand nous avons décidé d'aller en centre ville et que je devais la suivre en voiture. Je ne saurais pas trop définir la nature de ce trouble. Il était bien présent, mais absolument pas paralysant. 

Quand elle m'a proposé de la suivre, j'ai eu un peu peur de la perdre de vue (petite angoisse comme je peux en avoir de temps en temps, et que je garde pour moi). Je n'ai pas osé lui demander son numéro de téléphone. Je lui ai proposé de lui envoyer un email si on se perdait, en espérant bien sûr qu'elle me propose que nous échangions nos numéros, ce qu'elle a fait immédiatement (Yesssss!) 

Arrivé en ville, nous avons marché ensemble dans la rue, le trouble était toujours très présent. Ça aussi c'était une situation que je m'étais beaucoup représentée, même si la température extérieure un peu fraîche n'était prévue. On ne peut pas penser à tout. 

Nous avons commandé tous les deux un panaché. Ça je n'y avais pas pensé non plus, mais cette convergence de point de vue m'a bien plu sur le moment. 

Nous avons parlé de nous, elle m'en a dit un peu plus sur elle, même si le sujet n'a été qu'effleuré. 
Je lui avais écrit que j'éprouvais le besoin d'un moment d'intimité avec elle. C'est exactement ce qui était en train de se produire. 

Au fil de la conversation, son visage et sa voix me sont devenus de plus en plus familiers. J'ai eu l'impression de me rapprocher d'elle. Je me suis beaucoup imaginé la serrant dans mes bras. C'est une image qui n'a pas arrêté d'être présente pendant toute la conversation. J'avais nettement l'impression de me dédoubler. Calme à l'extérieur, en fusion atomique à l'intérieur. 

Sur le parking elle m'a dit qu'elle aimerait que nous soyons amants, si j'étais d'accord... Comment dire... enfin, vous imaginez les étincelles que mes neurones ont produites sous ma calotte cranienne. Bref, j'ai validé... 

Nous nous sommes fait un bisou de collégien sur la bouche, et je lui en ai fait un autre sur la joue. A ce moment moment là, j'ai eu un grand frisson qui m'a parcouru tout le corps, je veux dire absolument toutes les parties de mon corps (si je puis me permettre). 

Je n'ai pas été plus entreprenant, je n'en ai pas éprouvé le besoin. Je n'ai pas senti que ce serait approprié, et nous etions en ville, dans son fief, discrétion avant tout. Mais avec la sensation de complicité qui s'installe, c'est un aspect qui va évoluer très vite, ça c'est tout à fait dans ma nature. 

Bref, ça a été très différent de mes deux précédents tête à tête autour d'un verre, ou d'un repas. 
J'ai la très nette sensation qu'une relation avec elle pourrait s'accompagner de beaucoup d'émotions. Et en rentrant, pendant les deux heures passées sur mon tapis volant à essence, je me suis dit que ce ne serait peut-être pas aussi facile à gérer qu'avec Margarita (mon autre complice à l'époque). 
Mais, même pas peur, je suis sûr que je vais trouver le bon réglage intérieur. Il n'est pas question que ma vie de couple s'en ressente, ni la sienne d'ailleurs, et elle a plus d'expérience que moi en la matière. 

Comme je lui ai écrit hier soir tard, je pensais à elle en me couchant. Ce matin en me levant, je pensais toujours à elle. Quand j'ai pris ma douche, le désir était très manifeste, genre visible à des kilomètres à la ronde, pratique pour accrocher le pommeau. 

Maintenant, il va falloir trouver la perle rare: un créneau digne de ce nom dans son emploi du temps. Et vu la distance qui nous sépare, il risque de s'écouler quelques semaines avant que mon visage ne se pose dans son cou. 

Voilà pour les nouvelles de mon samedi soir et de mes nouveaux état intérieurs. 

Là tout de suite, je suis sûr que vous profitez bien de l'instant, et j'ai beaucoup de plaisir à vous imaginer tous les deux, en plein duo lyrique. 

Bzzzzzzz à profusion, 

Votre Buzz 
****** 
Le bouquet final pour très bientôt. 
Merci d'avoir lu. 

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